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Carte météorologique d'une dépression affectant la Grande-Bretagne et l'Irlande. Les flèches bleues et rouges entre les isobares indiquent la direction des vents, alors que le symbole D marque son centre, soit l'endroit de la plus basse pression atmosphérique.Le mécanisme d'une dépression

Carte météorologique d'une dépression affectant la Grande-Bretagne et l'Irlande. Les flèches bleues et rouges entre les isobares indiquent la direction des vents, alors que le symbole D marque son centre, soit l'endroit de la plus basse pression atmosphérique.

Souvent vous entendez ce terme  dans les bulletins météo ce terme de dépression mais qu' est ce vraiment ?

Une dépression est une zone où la pression atmosphérique, ajustée au niveau de la mer, diminue horizontalement vers un centre de basse pression, c'est-à-dire un minimum local de pression. On associe les dépressions au mauvais temps, car la dynamique qui entoure une dépression présuppose l'existence de courants ascendants qui provoquent des nuages et de la précipitation. De plus, le gradient de pression autour d'une dépression peut engendrer de forts vents.

Le terme dépression s'applique à toute circulation autour d'un centre fermé de basse pression et reçoit le nom plus général de cyclone. Quand utilisé seul, le terme cyclone est cependant le plus souvent réservé aux cyclones tropicaux: des dépressions des Tropiques de fortes intensités (connus également comme typhons et ouragans). Dans le langage courant, on utilise le terme dépression pour les systèmes des latitudes moyennes (30 à 60 degrés de latitude), qualifiés d'extratropicaux, et ceux de faible à moyenne intensité aux Tropiques. On a aussi des dépressions polaires dont la formation est très proche de celles des cyclones tropicaux.

À une assez bonne approximation près, on peut dire que la force et la direction du vent sont influencés d'une part par la force horizontale de pression atmosphérique et d'autre part par la force de Coriolis. Dans les quelques premières centaines de mètres au-dessus du sol, la force de friction agit aussi sur le vent de manière significative.

Lorsque ces forces ont atteint leur équilibre, le vent souffle autour de la dépression dans le sens anti-horaire dans l'hémisphère nord, et dans le sens horaire dans l'hémisphère sud. Près de la surface, la composante de friction ralentit le vent et fait converger l'écoulement vers le centre de la dépression.

L'apparition et le mouvement d'une dépression sont généralement causés par l'existence de mouvement vertical ascendant dans les environs immédiats de la dépression. Le courant ascendant peut être causé par des phénomènes de la dynamique de l'atmosphère libre qui causent de la divergence dans les couches moyennes ou supérieures de la troposphère ; cette divergence en altitude provoque une succion qui fait monter l'air des niveaux inférieurs et baisser la pression au niveau du sol.

Parmi les phénomènes qui peuvent causer de la divergence en altitude, on retrouve :

  • les ondes baroclines (aussi appelées ondes frontales, associées au courant-jet).
  • l'advection de tourbillon.
  • la libération de chaleur latente due à la condensation en nuage de la vapeur d'eau atmosphérique.
  • la convection engendre elle aussi des courants ascendants, mais la force de poussée convective a généralement sa source dans les bas niveaux.

Tous ces phénomènes peuvent se combiner à divers degrés et ne s'excluent pas mutuellement. Ainsi, on note deux façons principales de développer les dépressions (cyclogénèse) qui dépendent du lieu de formation:

  • Au-delà de 30 degrés nord et sud, la force de Coriolis étant importante, l'air s'organise en masses plus ou moins homogènes séparées par des zones de transition rapide que l'on nomment fronts. Les dépressions des latitudes moyennes se forment le long de ces rubans dans un cycle très bien décrit par l'école norvégienne de météorologie qui met l'emphase sur les mouvements verticaux.
  • Plus près de l'Équateur, c'est la convection dans une masse d'air sans fronts qui joue le rôle majeur. Le faible facteur de Coriolis ne sert qu'à concentrer l'organisation des orages.


Lorsque les forçages à l'origine de la dépression se dissipent, la convergence de l'écoulement de surface vers le centre de la dépression, décrite plus haut, cause son remplissage graduel.

Parce que l'air est en général en ascension dans les dépressions, il subit une décompression adiabatique. Sa température diminue lors de ce processus et il arrive un point où celle-ci atteint la valeur de saturation par rapport à l'humidité contenue dans la parcelle d'air. Il y a à partir de ce niveau condensation d'une partie de plus en plus grande de la vapeur d'eau dans la parcelle qui forme un nuage. Si le mouvement vertical se poursuit, les gouttellettes de nuages formeront des gouttes de pluie ou des flocons, selon la température ambiante. Donc les dépressions sont le plus souvent associées avec des zones nuageuses et du mauvais temps.

Circulation cyclonique et anticyclonique, dans l'hémisphère nord, et les mouvements verticaux engendrés

Circulation cyclonique et anticyclonique, dans l'hémisphère nord, et les mouvements verticaux engendrés

Tous les textes ci-dessus sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU

La bise est un vent du nord, froid et généralement sec, prenant naissance dans le nord-est de l'Europe et soufflant à travers le Plateau suisse jusqu'au sud du Massif central en France, où il prend le nom de bise noire. La bise peut également souffler du nord-est en Touraine et dans le Quercy et même de l'est dans les Deux-Sèvres.

Pouvant souffler en toutes saisons, la bise est généralement accompagnée d'un ciel bleu et d'un temps sec. Toutefois, en automne et en hiver, elle peut s'accompagner de lourds nuages noirs, d'averses ou de giboulées. Il est également possible, bien que rare, que la pluie tombe par vent de bise


 

Le vent de couloir

Le vent de couloir est un vent fortement accéléré par l'effet Venturi induit par le rétrécissement d'une vallée, d'un canyon ou au moment de sa circulation entre deux montagnes. La vitesse dépend de plusieurs facteurs et peut atteindre plus de 100 km/h.

Le vent dans une région montagneuse est le résultat de la circulation atmosphérique générale au-dessus de la région considérée et des effets locaux de friction. Lorsque l'air doit passer par un rétrécissement du relief d'une vallée, il subit un effet Venturi alors que le volume d'air est comprimé en approchant le rétrécissement. En effet, lorsque le débit de fluide est constant et que le diamètre diminue, la vitesse augmente selon le théorème de Bernoulli par conservation de l'énergie : l’augmentation d'énergie cinétique se traduit par une diminution d'énergie élastique, c'est-à-dire une dépression.
 
L'accélération dépend également de la stabilité de l'air. Lorsque l'air est très stable, il est contraint de passer par le rétrécissement. Par contre, s'il est instable, une partie peut le contourner par le haut. L'accélération sera donc très variable. En général, les vents de couloir les plus puissants se produisent lors d'inversions thermiques, particulièrement lors du refroidissement nocturne dans les vallées ou lors du passage d’une dépression météorologique importante.
 
La vitesse dans le rétrécissement dépend donc de la stabilité de l'air, de la hauteur des montagnes ou des collines, du taux de rétrécissement, de la rugosité du sol et de la vitesse en amont de l'obstacle. Ces vents peuvent atteindre plus de 100 km/h dans certains cas.


Dans toute zone où le relief est accidenté, un vent de couloir peut se développer. Le mistral est un vent qui emprunte la vallée du Rhône où il accélère. Le vent du Midi qui souffle dans les hautes vallées de l'Allier et de la Loire peut être violent dans les vallées, tandis que sur les haut-plateaux du Massif central ce vent sera beaucoup plus modéré. Lorsque le Levant, un vent d’est venant de la mer Méditerranée, s’engouffre dans le détroit de Gibraltar, il produit le même effet. Une autre région affectée par ce type de vent se situe dans le détroit de Juan de Fuca entre les montagnes Olympiques et l'île de Vancouver dans l'ouest de l'Amérique du Nord.

Le vent du couloir peut être particulièrement violent et localisé. Il affecte la navigation, le vol aérien à basse altitude et les populations. Bien qu'il soit prévisible, le manque de stations d'observation dans la région affectée peut mener à une sous-estimation de ce phénomène de la couche limite. Par exemple, le 30 mars 1982, lors d'un exercice de parachutage de la 82e division aéroporté des États-Unis en Alaska, les vents mesurés en aval et en amont d'une zone de saut étaient de 11 à 18 km/h. Ces vitesses étaient considérés comme sécuritaires mais le saut s'est effectué dans une zone encaissée du relief dans laquelle le vent réel fut estimé plus tard à 64 km/h. Six soldats perdirent la vie et 158 furent blessés quand ils furent déportés sur le terrain accident

 

En météorologie, dans les tornades et cyclones, on parle de vortex pour désigner une circulation atmosphérique tourbillonnaire (spécifique d'une dépression) matérialisée par l'enroulement d'une ou plusieurs bandes nuageuses spiralées autour d'un centre de rotation. C'est donc une zone de basse pression, aussi appelée «Œil du cyclone».

Les dépressions tournent dans le sens direct dans l'hémisphère nord et dans le sens rétrograde dans l'hémisphère sud. C'est un effet de la rotation de la Terre qu'on nomme la force Coriolis. Elle est très faible et n'est notable que pour ces phénomènes à grande échelle temporelle et spatiale. La rotation rapide dans une tornade peut être dans un sens ou dans l'autre selon les conditions l'ayant créé. Certains ont cru pouvoir appliquer également Coriolis à la vidange de la baignoire mais pour pouvoir l'observer, il faut des conditions expérimentales très strictes (stabilisation complète de la masse d'eau, absence de vibrations et de courants d'air) avec un écoulement très lent, de l'ordre de la journée. Dans la vie courante, le sens de rotation est lié aux conditions initiales qui peuvent faire démarrer le tourbillon dans un sens ou dans l'autre.

Source : Wipikédia

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Pour les marins et les plaisanciers, connaitre les prévisions de vent  d' après l' échelle Beaufort est très important.

Le symbole de l'échelle de Beaufort est bf.

Si la vitesse du vent peut être mesurée avec une bonne précision à l'aide d'un anémomètre exprimant une valeur en nœuds ou en kilomètres par heure, le marin devait jadis savoir juger cette vitesse par la seule observation des effets du vent sur l'environnement.

Il revient à l'amiral britannique Francis Beaufort (1774-1857) d'avoir, en 1805, imaginé une échelle comportant des critères assez précis pour quantifier le vent en mer et permettre la diffusion d'informations fiables universellement comprises. Ce fut l'échelle de Beaufort.

Un degré Beaufort correspond à la vitesse moyenne du vent sur dix minutes de durée. Bien que très employée un vent de 4 beaufort avec des rafales à 6 est incorrecte.

D'autres critères y furent adjoints pour étendre son application à terre.

TOUT LE DETAIL DE L' ECHELLE

Force Termes Vitesse en nœuds Vitesse en km/h État de la mer Effets à terre
0 Calme moins de 1 moins de 1 La mer est comme un miroir La fumée monte verticalement
1 Très légère brise 1 à 3 1 à 5 Quelques rides ressemblant à des écailles de poissons, mais sans aucune écume La fumée indique la direction du vent. Les girouettes ne s'orientent pas.
2 Légère brise 4 à 6 6 à 11 Vaguelettes ne déferlant pas On sent le vent sur la figure, les feuilles bougent.
3 Petite brise 7 à 10 12 à 19 Très petites vagues. Les crêtes commencent à déferler. Ecume d'aspect vitreux. Parfois quelques moutons épars Les drapeaux flottent bien. Les feuilles sont sans cesse en mouvement.
4 Jolie brise 11 à 15 20 à 28 Petites vagues, de nombreux moutons Les poussières s'envolent, les petites branches plient.
5 Bonne brise 16 à 20 29 à 38 Vagues modérées, moutons, éventuellement embruns Les petits arbres balancent. Les sommets de tous les arbres sont agités.
6 Vent frais 21 à 26 39 à 49 Crêtes d'écumes blanches, lames, embruns On entend siffler le vent.
7 Grand frais 27 à 33 50 à 61 Trainées d'écumes, lames déferlantes Tous les arbres s'agitent.
8 Coup de vent 34 à 40 62 à 74 Tourbillons d'écumes à la crête des lames, trainées d'écumes Quelques branches cassent.
9 Fort coup de vent 41 à 47 75 à 88 Lames déferlantes grosses à énormes, visibilité réduite par les embruns Le vent peut endommager les bâtiments.
10 Tempête 48 à 55 89 à 102 Conditions exceptionnelles : Très grosse lames à longues crête en panache. L'écume produite s'agglomère en large bancs et est soufflée dans le lit du vent en épaisse trainées blanche. Dans son ensemble, la surface des eaux semble blanche. Le déferlement en rouleaux devient intense et brutal. Visibilité réduite Gros dégâts.
11 Violente tempête 56 à 63 103 à 117 Conditions exceptionnelles : Lames exceptionnellement hautes (les navires de petits et moyen tonnage peuvent, par instant, être perdu de vus). La mer est complètement recouverte de bancs d'écume blanche élongé dans la direction du vent. Partout, le bord de la crête des lames est soufflé et donne de la mousse. Visibilité réduite Gros dégâts.
12 Ouragan égal ou supérieur à 64 supérieur à 118 Conditions exceptionnelles : L'air est plein d'écume et d'embruns. La mer est entièrement blanche du fait des bancs d'écume dérivant. Visibilité fortement reduite Très gros dégâts.

 Tous les textes ci-dessus sont disponibles sous les termes de la licence de documentation libre GNU (GFDL).

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La météo vu par la presse régionale (Le Progrès, le Dauphiné, Journal du Bugey....)

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Description de cette image, également commentée ci-aprèsAIN : c'est sûrement l'une des conséquences du changement climatique. Le département a été placé officiellement en surveillance renforcée du moustique tigre comme 7 autres nouveaux départements. Il s'agit d'anticiper tout risque de chikungunuya et de dengue. Cette décision confirme ainsi la progression de plus en plus vers le nord du pays. On compte déjà 28 départements dans lesquels l'insecte est maintenant implanté.

JURA : ça chauffe !. le 7 décembre dernier, le département a enregistré des températures dignes d'un début avril avec 15,2° à Lons, 14,4° à Dôle, 14,1° à Champagnole, 16° à Arbois et 11,5° à la Pesse; soit 7° au-dessus des normales. Mais aucun record n'a été enregistré. Les récentes chutes de neige ont pâti du récent redoux même si ce week end des 12-13, on pouvait encore pratiquer du ski dans la forêt du Massacre tout particulièrement. Sur les pentes du Crêt de Chalam à plus de 1500 m d'altitude, il ne restait plus guère de neige ce samedi 12. Et pas de neige en vue jusqu'à Noêl au moins.

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